Credit agricole tunisie

L analyse de l intensité des différents modes de financement par classe d exploitants fait ressortir les faits suivants: Tout d abord, le recours au crédit institutionnel pour financer l investissement augmente avec la taille de l exploitation. Ce qui expose les exploitants à l état d insolvabilité et détermine, en conséquence, la perte de cette source de financement. Ce groupe devra accéder au crédit moyennant un encadrement par les services techniques agricoles et après une certaine période, au crédit bancaire normal. Les principaux objectifs étaient une mobilisation accrue du système bancaire et l accroissement du nombre d exploitants éligibles au crédit institutionnel. Le crédit bancaire a plutôt tendance à se concentrer sur les grands exploitants qui offrent les garanties nécessaires, alors que les petits exploitants sont de plus en plus exclus de tout système régulier de financement de leur activité. L analyse de l évolution du taux de satisfaction des demandes de crédit par catégorie d exploitation confirme ce constat: Il ressort de ce tableau que le taux de satisfaction des demandes de crédit est croissant avec la taille de l exploitation. Mais, ce qui, à notre avis, explique le plus cette difficulté réside plutôt dans les conditions de garantie matérielle et réelle et de rentabilité exigées par les banques, en particulier pour les crédits de moyen et long terme. En effet, les grands exploitants n ont pas de difficulté à emprunter. A ce propos, il convient d analyser l évolution du taux de satisfaction des demandes de crédit. Ceci traduit, comme il est déjà signalé, les difficultés croissantes d accès au crédit agricole. En revanche, les grands exploitants détiennent un potentiel foncier qui leur confère un accès facile au crédit bancaire, mais aussi des opportunités de revenus plus larges dont une fraction peut être mobilisée pour financer les opérations d investissement. D autre part, le recours des exploitants aux subventions de l Etat est plus fréquent que le recours au crédit et ce, pour toutes les strates de tailles. Ministère de l Agriculture, Revue du secteur agricole: Etude sur le financement du secteur agricole, DGEDA / CNEA, Version définitive. Akkari T., Le changement technologique dans l agriculture tunisienne. Ainsi, en apparence, le soutien de l Etat à l investissement agricole est plus important pour les petites et moyennes exploitations. Les solutions offertes consistent principalement en: restructuration des crédits, prise en charge partielle des cotisations sociales impayées. En dépit des incitations consenties, la portée du crédit agricole reste dans l ensemble manifestement limitée. La prise en compte, par les banques, du risque associé aux aléas climatiques apparaît clairement dans la répartition régionale des crédits accordés. Une telle évolution témoigne d une réticence de plus en plus manifeste des banques à s impliquer dans le financement de l activité agricole. Ce papier se propose d apprécier la portée réelle de cette politique de financement.

Keywords: Agriculture, funding policy, agricultural credit, Tunisia. Parallèlement, le CEI prévoyait des mesures spécifiques destinées à encourager l investissement dans le secteur agricole. To achieve this objective it is necessary to support the disengagement of the State and a clear-cut separation between credit and assistance. Ainsi, tout retard dans l octroi de crédit altère l exécution de ces tâches et affecte lourdement la rentabilité de l activité agricole. Ils se trouvent ainsi de plus en plus exclus de tout système régulier et stable de financement de leur activité. Ne pouvant répondre aux normes de rentabilité et de solvabilité, les exploitants sont, dans leur majorité, exclus du financement bancaire et ceux qui réussissent à y accéder en sortent surendettés. Cette raison est, pour le moins, énigmatique car, en agriculture, l efficacité de toute activité est liée à l exécution d un ensemble de tâches selon un calendrier bien déterminé. Après cette introduction, la deuxième section est consacrée à une analyse du contenu global de la nouvelle politique de crédit et du schéma de financement de l investissement agricole, notamment sa composante privée. Toutefois, cette stabilité n est qu apparente si l on tient compte du fait que ces crédits sont en partie accordés sur fonds budgétaire de l Etat. Ce constat se confirme de plus si l on considère le taux de satisfaction de crédit d investissement dont l évolution fait apparaître des disparités de plus en plus prononcées entre les différentes catégories d exploitants. Toutefois, en tenant compte des effectifs d exploitants par catégorie, ce constat est à nuancer. Enfin, les conclusions et les implications en termes de politique économique sont présentées dans la quatrième section. Despite the incentives given, farmers are poorly integrated in the institutional funding system. The bank credit tends rather to focus on large farms that provide the necessary guarantees, whereas small farmers are increasingly excluded from any regular funding system to support their activity. Concrètement, pour établir la distinction entre crédit et assistance, les exploitants agricoles sont classés en trois groupes. Conclusion Au terme de cette analyse, il apparaît que l agriculture tunisienne est loin d être dotée d un système de crédit qui offre aux exploitants de véritables conditions de financement susceptibles de les inciter à investir. En effet, une bonne majorité des exploitants ne disposent pas de titres de propriété ou, à la limite, ils ne disposent que de titres incertains. Durant la même période, la contribution du secteur bancaire au financement de l investissement agricole privé a connu une évolution similaire. Un changement d attitude vis-à-vis de l agriculture s est alors traduit par une amélioration de la part du secteur dans les investissements globaux à travers l accroissement des apports publics. Mizzou credit union columbia mo. Autrement dit, tant que ces deux contraintes persistent et hypothèquent lourdement l activité agricole, il serait de la pure utopie d espérer une réelle participation des banques au financement de l investissement agricole. Ne pouvant espérer un revenu suffisant à la fois pour subsister et financer, au moins partiellement, les investissements, les exploitants s abstiennent de toute demande de crédit par crainte de se trouver dans l incapacité de rembourser. A ce niveau, l absence de données statistiques rigoureuses et pertinentes empêche toute tentative de dévoiler les raisons profondes qui se cachent derrière ce comportement. Target credit card application. Références Abaab A., Elloumi M., L agriculture tunisienne de l ajustement à la mondialisation. Le coût intègre les intérêts, la contribution au FNG, l assurance et les commissions et autres. Le tableau suivant illustre pour chaque strate d exploitation la proportion d exploitants ayant investi selon la nature des sources utilisées. plupart, d un faible potentiel foncier et dont l activité est fortement dépendante des aléas climatiques. Cependant, au lieu d assister à un renforcement du rôle du système bancaire dans le financement des investissements agricoles privés, c est plutôt un affaiblissement marqué de ce rôle qui est enregistré.

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. Fautil encore préciser que, de par sa même nature, l intervention de l Etat dans le financement de l investissement agricole privé revêt un caractère transitoire et qu elle n est pas appelée à durer. La proportion des exploitants ayant bénéficié d un crédit a même tendance à régresser aussi bien en absolu qu en relatif. Néanmoins, les données fournies par les deux enquêtes mentionnées sur les raisons exprimées par les exploitants pour justifier la non-formulation d une demande de crédit permettent d avancer quelques éléments d explication. L analyse comparative des intensités de recours des exploitants aux différentes sources de financement, telle qu elle se dégage de ce tableau, fait apparaître que le crédit institutionnel reste peu répandu chez les exploitants agricoles. Ils seront pris en charge par des fonds spéciaux de développement et les crédits leur seront attribués par l intermédiaire des ONGs. Thèse d Etat, Sciences Economiques, FSEG Tunis. Credit agricole tunisie. L expérience de plusieurs pays montre d ailleurs le caractère central joué par le système financier et plus précisément, le secteur bancaire, dans l allocation de ressources financières suffisantes aux exploitants. Thèse d Etat, Economie, F D S P E, Tunis. Ministère de L Agriculture, Enquête sur les Structures des Exploitations Agricoles Ministère de L Agriculture, Etude de la petite agriculture à caractère familial et social, DGFISP, Version définitive. Car, même en admettant une hypothétique possibilité de coopération des banques, l incertitude des résultats attendus de l activité agricole contraste avec le coût du crédit et la fermeté des échéances de remboursement. Cet accès différencié des exploitants au mode de financement institutionnel apparaît, enfin, dans la contribution des différentes sources au financement de l investissement. Toutefois, force est de noter que la répugnance du système bancaire à s engager activement dans le financement de l agriculture traduit, en fait, un comportement «rationnel», de la part des banques. Dans ces conditions, eu égard à la proportion des exploitants concernés, les encouragements du code d investissement semblent plutôt profiter le plus aux grands exploitants. In Elloumi M., Politique Agricole, stratégies paysannes et développement rural. Introduction La mise en œuvre d un processus d intensification et de modernisation de l agriculture est en grande partie déterminée par la disponibilité de la part des exploitants des moyens de financement nécessaires. Comme ceux-ci sont difficilement éligibles au crédit, ils devront bénéficier d un programme d assistance de l Etat à travers les diverses formes d aides et de promotion sociale. De plus, les revenus qu ils dégagent sont le plus souvent modestes et aléatoires en raison, respectivement, de la faiblesse de leurs potentiels fonciers et de la dépendance de leur activité des aléas climatiques. Faut-il encore ajouter que le démantèlement des bonifications du taux d intérêt s est traduit par un renchérissement du crédit agricole, ce qui pourrait expliquer en partie le désistement de la masse des petits et moyens exploitants. Toutefois, il importe de noter que la proportion des exploitants ayant bénéficié d une subvention pour financer leur investissement est en progression avec la taille de l exploitation. Dans la logique de cette politique de financement, la réalisation de ces objectifs est conditionnée par le désengagement progressif de l Etat et l instauration de frontières entre les actions à caractère social et celles à caractère économique. Ces tendances qui caractérisent les contributions des différentes sources de financement se confirment de plus si l on considère l investissement agricole privé, c est à- dire celui réalisé par les exploitants. Cet objectif est recherché à travers un ensemble de réformes visant à «rationaliser l intervention de l Etat» et mettant en avant la rentabilité et la viabilité dans le financement des exploitations. Les petites et moyennes exploitations dont la rentabilité est limitée par la modicité de leur potentiel foncier font face à des difficultés croissantes pour accéder à ce type de crédit. Cependant, sous l effet de ses propres contradictions, ce système n a pas tardé de générer des effets pervers, de nature à remettre en cause la légitimité du dispositif dans son ensemble.

Banque nationale agricole - Wikipédia

. Un tel constat témoigne d un certain comportement d «hostilité» des exploitants vis-à-vis du crédit institutionnel. Quant au troisième groupe, il est composé des agriculteurs considérés non viables. Ce constat montre que les crédits à court terme, destinés à financer l agriculture en sec, sont concentrés dans les régions les plus arrosées où on note moins de risque lié à la production et la valorisation des fonds bancaires. Dans cet esprit, on assiste au démantèlement des bonifications du taux d intérêt et à leur remplacement par des subventions à l investissement pour les petites et moyennes exploitations. L accès des exploitants aux sources de financement La véritable portée de l expansion du crédit agricole doit se juger à travers l importance de l effectif des exploitants intégrés dans le système de financement institutionnel. Elle s est donnée pour objectif d augmenter le nombre d agriculteurs éligibles au crédit et d accroître la part des investissements privés et du secteur bancaire dans le financement du secteur agricole. Politique de crédit et mobilisation du secteur bancaire Depuis la mise en œuvre du PAS, la politique d investissement s est donnée pour objectif d améliorer l accès des exploitants au crédit institutionnel. L objectif étant une mobilisation accrue du système bancaire et l accroissement du nombre d exploitants éligibles au crédit institutionnel. Ils offrent les garanties de patrimoine et de rentabilité nécessaires. Cinq raisons sont explicitées dont deux prennent, relativement, plus d importance, à savoir le risque d endettement et la difficulté d accès aux crédits. Ainsi, en imposant des conditions sévères et sélectives, la banque cible les agriculteurs et les exploitations les plus viables présentant des projets rentables. Toutefois, bien qu en régression, le recours des exploitants aux revenus agricoles et extra-agricoles pour financer leurs investissements reste prépondérant. Ainsi, pour mieux apprécier le degré d intégration de l agriculture dans le circuit financier, il est plus significatif d analyser l évolution du poids de crédit dans le financement de l investissement agricole, en particulier sa composante privée.

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. Calcul credit. En effet, aussi bien pour la BNA que pour la BTS, l éligibilité de l exploitant au crédit est conditionnée par l inexistence des dettes échues et impayées relatives à des crédits contractés auprès de l une des deux banques. Toutefois, si ce retard peut être attribué à la complexité des procédures, on est, tout de même, en droit de s interroger s il ne reflète pas un comportement «conscient» des banques vis-à-vis des agriculteurs. La réalisation de cet objectif est recherchée à travers le désengagement de l Etat et l instauration de frontières entre crédit et assistance. Du côté des exploitants, et en se basant sur les résultats des mêmes enquêtes, force est de signaler la proportion anormalement faible des exploitants ayant exprimé des demandes de crédit. D où le recours relativement faible de ces exploitants aux revenus extraagricoles et aux aides familiales. Cette intervention n est, en fait, qu une confirmation du poids de l endettement comme obstacle à la croissance de l agriculture. On est alors en droit de s interroger sur les facteurs qui entravent la diffusion de la pratique du crédit agricole. Par contre, les petits exploitants ont une activité dont la rentabilité économique n obéit pas toujours aux normes du système bancaire et ne possèdent parfois que des titres de propriété incertains. De ce fait, le rôle de l Etat dans le financement de l investissement agricole privé est appelé à se rétrécir au profit du financement bancaire. Ainsi, le dispositif créé pour le financement de l agriculture accordait un rôle central à l Etat qui devenait, de ce fait, le fournisseur exclusif de l agriculture privée de moyens financiers. L une des raisons de la non obtention de crédit est l existence des prêts antérieurs non remboursés. Credit agricole tunisie. However, the banking system has not become stronger in funding private investment in agriculture and this has resulted in a significant weakening of its role. Il apparaît donc que, paradoxalement, ce sont les grands exploitants qui profitent le plus des subventions accordées par l Etat. Le crédit d investissement est un crédit commercial exigeant des garanties matérielles réelles et une viabilité et solvabilité confirmées de l exploitant. Cette inégalité qui caractérise les structures foncières se traduit par un accès inégal des exploitants aux sources de financement, en particulier au crédit institutionnel. Ces exploitants ne répondent pas aux critères d éligibilité et sont, de ce fait, exclus du financement bancaire. Certes, la vérification de l existence d un tel comportement est difficile, mais sa validation fournirait une preuve supplémentaire de la répugnance du système bancaire à s engager dans le financement de l activité agricole jugée trop risquée. En dépit des incitations consenties, les exploitants agricoles demeurent faiblement intégrés dans le système de financement institutionnel. Ainsi, en ne considérant que les crédits octroyés par le système bancaire sur fonds propres, on peut affirmer que la tendance du taux de satisfaction à été vers la baisse aussi bien pour les crédits de court terme que pour les crédits de moyen et long terme.. En effet, selon les dispositions du CEI, ne peuvent bénéficier des avantages et subventions accordées sur le fonds du FOSDAP que les exploitants dont les projets sont jugés viables par les instances techniques de l`apia. Jouili M., Ajustement structurel, mondialisation et agriculture familiale en Tunisie. La troisième section évalue l impact de cette politique à l aune de l objectif qui lui a été assigné, à savoir une meilleure intégration des exploitants dans le système de financement institutionnel. Cependant, l analyse de l évolution de la structure de financement de l investissement agricole montre que le crédit bancaire est loin d occuper une place notable dans le schéma global de financement de l agriculture.

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